A l'occasion de cette nouvelle année, je vous présente tous mes bons voeux. je vous invite également à venir nous rejoindre sur le tout nouveau réseau social du Parti socialiste La Coopol.
Avec nos régions, construisons un avenir plus juste
Les 14 et 21 mars prochain, vous choisirez les femmes et les hommes
chargés de conduire vos Régions. Dans la crise économique, sociale et
environnementale que traverse le monde, nous souhaitons passer avec
vous un contrat ambitieux et réalisable fixant les engagements que nous
prenons pour les six années à venir. Ces orientations seront adaptées
par chaque région en fonction de ses moyens.
Nous voulons des régions :
- pour préparer l’avenir,
- pour combattre le chômage et créer des emplois,
- pour un nouveau modèle de développement économique, social et écologique,
- pour aider les jeunes,
- pour défendre et développer les services publics,
- pour garantir la solidarité entre les territoires et les citoyens.
Notre méthode : la démocratie locale pour un pacte de confiance avec les citoyens.
Aujourd’hui, la droite veut recentraliser, réduire les services
publics et tout contrôler depuis Paris. Au nom d’un projet de société
fondé sur les principes de liberté, d’égalité, de solidarité, de
laïcité, de démocratie, nous proposons aux Français un nouveau contrat
démocratique avec les citoyens. Parce que nous pensons que les citoyens
sont les meilleurs experts de leur vie, nous voulons qu’ils soient
co-auteurs des politiques publiques avec leurs élus et les acteurs de
la democratie sociale (syndicats, associations...).
Nous nous engageons à faire vivre nos régions de manière
démocratique. Nous développerons la démocratie participative sous
toutes ses formes. Nous nous appuierons
sur les conseils locaux de développement, largement ouverts aux citoyens à l’échelle des
bassins de vie, afin d’améliorer la qualité de la démocratie et la cohérence de nos choix
d’aménagement et de développement, en lien avec les partenaires sociaux.
Nous mettrons en place des fonds participatifs des habitants (FPH) permettant de réaliser
des projets à l’initiative des habitants, en particulier pour le sport et la culture.
La planète socialiste étaient aujourd'hui à Tours pour lancer les élections régionales. La présentation à la presse de toutes les têtes de liste régionales était officialisée :
Pour la région Bretagne, les quatre têtes de liste :
Cette journée a été également l'occasion de rencontrer Vincent Peillon aux côtés de PascalBourquard.
Martine Aubry lançait ainsi de belle manière la campagne des régionales.
Quelle est votre réaction après l'accusation du préfet des Côtes d'Armor à l'encontre des agriculteurs qu'il accuse être à l'origine du problème des algues vertes ?
C'est quand même assez hallucinant. Je vous rappelle que le préfet des Côtes d'Armor par délégation avait inauguré il y a quelques semaines, une exploitation de 185.000 poules pondeuses à Goudelin, en pleine crise des algues vertes. Donc aujourd'hui, lorsqu'il dit : "je n'ai plus besoin des agriculteurs" ou "il faut en supprimer 2000" , cela semble quand même assez incohérent.
En fait, il se tire une balle dans le pied en faisant ce genre de déclaration ?
Non, je crois qu'il se protège.
Il se protège de quoi ?
je pense que l'Etat sur ces problématiques agricoles, sur ces problèmes de qualité de l'eau est très mal à l'aise. J'ai plus l'impression que chacun cherche à se défausser plutôt qu'à assumer ses véritables responsabilités.
On attend toujours le rapport de l'autopsie du chauffeur qui conduisait le camion transportant les algues vertes ...
Tout cela est quand même un peu surréaliste. On attend toujours et encore le résultat de l'autopsie, le résultat devait être connu la semaine dernière, puis cette semaine et maintenant d'après quelques journalistes ce serait pour la semaine prochaine. Cette situation est quand même incroyable.
Est-ce que l'on ne nous dit pas toute la vérité ?
Depuis le début l'on nous cache beaucoup de choses. Je voudrais dire très sincèrement, que je suis critique sur le modèle de développement intensif tel qu'il a été mis en place dans une certaine partie de l'agriculture bretonne. Il est important de préciser que ce n'est toute l'agriculture bretonne qui est visée. Je suis donc surpris de voir l'Etat faire volte-face aussi brutalement.
Pourquoi cette réaction de l'Etat dans ce cas là ?
Je pense que l'Etat est désemparé, l'Etat n'a plus de moyens. Auparavant , il y avait les Directions Départementales de l'Agriculture et de la Forêt qui étaient capables d'impulser de vraies politiques locales, territoriales.
Que proposent les socialistes sur cette problématique ?
Nous demandons que la politique agricole soit définie au niveau des territoires.
Quelle va être désormais la posture du préfet des Côtes d''Armor après ses déclarations et après la réaction du monde agricole qui exprime son mécontentement ?
Paradoxalement si l'on demande au préfet, comment faire pour avoir des résultats dans cinq ans et qu'il réponde : il faut supprimer tant d'exploitations agricoles dans les bassins versants, il apporte une réponse technique, sécurisée. Il faut se mettre à la place de ces hommes, de ces femmes qui ont un projet de vie. Sous prétetxe que l'Etat a laissé faire un certain nombre de choses, il faudrait condamner des agriculteurs sur un bassin versant ? C'est inacceptable !
Quelle est l'alternative capable de conjuguer un environnement de qualité avec une production agricole efficace, dynamique et respectueuse de la nature ?
La régionalisation de la politique de l'eau au niveau des Régions est la seule hypothèse efficace. Cela passe aussi par la régionalisation au niveau de la politique agricole commune (PAC). Tout ceci pèse entre 700 et 800 millions d'euros. Il faut que cet argent public soit donné en direction d'une autre agriculture, d'une reconversion de l'agriculture bretonne. Il est quand même paradoxal de constater que les plus grosses primes PAC sont touchées par ceux qui ont les modèles de production intensive les plus forts, ce qui n'est pas normal. Les aides publiques sont orientées principalement vers l'élevage intensif. Il faut réorienter la PAC vers une agriculture plus durable, plus respectueuse de l'environnement puis, il faut accompagner les restructurations. Je pense que la production agricole en est pleinement consciente au moins la base, donc les agriculteurs. Ils ont bien conscience de ce déséquilibre qui est intervenu, encore faut-il maintenant les aider.
Depuis plusieurs mois, les producteurs de lait de Bretagne tentent désespérément de faire comprendre leur désarroi. Au-delà de la question cruciale du devenir d’Entremont Alliance se pose tout simplement la question du devenir des producteurs laitiers en Bretagne. En effet, comment peut-on accepter de voir son travail, son engagement et son courage méprisés et perdre tout sens faute de règles et de régulation sur le marché mondial ?
Si l’agriculture est parfois montrée du doigt, reconnaissons que la production laitière a su, avec des moyens pourtant parfois limités, se mettre aux normes environnementales et engager des processus de qualité. Cette agriculture est non seulement attachée à son territoire mais également plurielle, familiale et capable de tisser un réseau d’entreprises, véritable moteur de développement économique pour la Bretagne.
Nous, élus locaux, devons tout mettre en œuvre pour soutenir ces professionnels dont, finalement, le seul objectif reste de vivre de leur travail et de contribuer ainsi au développement économique de la Bretagne. J’appelle donc à la plus grande mobilisation de nos élus, parlementaires, conseillers régionaux, conseiller généraux, maires, conseillers municipaux et citoyens pour qu’ils fassent de cette colère un vrai combat d’aménagement du territoire.